Bâle II remplace Bretton Woods, le nouveau paradigme de la finance s’impose
L’Observatoire de la Finance consacre le nouveau numéro de sa revue à la transition de Bretton Woods à Bâle II.
Mercredi, 15 juin 2005 - De Bretton Woods à Bâle II, le numéro 21 de la revue Finance & the Common Good/Bien Commun, explore les tenants et aboutissants des accords de Bâle II. Ces accords préfigurent, en quelque sorte, la légalisation d’une série de changements fondamentaux qui se sont produits dans la finance mondiale. A l’instar des accords de Bretton Woods de 1944, ils posent les jalons d’un autre système monétaire et financier international.
La différence fondamentale entre les accords de Bretton Woods et Bâle II concerne l’ambition politique sous-jacente. Si la reconstruction, le développement comme meilleur garant de la paix étaient les objectifs explicites de Bretton Woods, la seule ambition de Bâle II est de préserver le status quo en terme de stabilité. Si Bretton Woods véhiculait un objectif en terme d’état à atteindre, Bâle II se focalise sur les procédures, laissant les questions de substance à l’appréciation des acteurs. Le système de Bâle II consacre donc aussi la démission, voire l’impuissance, du politique à imposer une place et un rôle aux activités financières.
De Bretton Woods à Bâle II propose des analyses sur ces nouveaux accords de régulation internationale et sur les changements survenus depuis Bretton Woods. Charles Wyplosz constate notamment que les réformes tant attendues des institutions financières internationales n’ont pas eu lieu, et Prabhu Guptara se demande si notre système de régulation actuel aidera à résoudre les défis auxquels doit faire face l’humanité ; Tommaso Padoa-Schioppa parle de la responsabilité même des régulateurs financiers. Andrew Cornford, de son côté, s’interroge sur le cadre conceptuel sous-jacent aux accords de Bâle, apparemment peu approprié pour les institutions alternatives que sont les coopératives de crédit et les banques islamiques. Enfin, Anthony Travis se demande même si la finance éthique résistera à Bâle II, vu que les institutions qui ont la finance éthique comme principal objectif ne sont pas spécifiquement prises en compte par les nouveaux accords.
Par ailleurs, ce numéro inclut les contributions de Paul-André Sanglard sur le microcrédit, de Ludmila Nemcova qui étudie les coopératives de crédit en Tchécoslovaquie, de Jean-Claude Lavigne sur le prêt à intérêt après Vix Pervenit, et de Franck Amalric qui analyse et critique une enquête publiée par le Financial Times sur la responsabilité sociale d’entreprise.
Pour de plus amples informations et pour recevoir une copie presse de ce numéro de Finance & the Common Good/Bien Commun, veuillez contacter Mlle Sibilla Guidotti, +41 (0)22 346 30 35, office@obsfin.ch.
