Finance plays with Sport
Monday, April 2, 2007.
(in French only)
Ces dernières années, le milieu sportif a été secoué par plusieurs scandales, qu’il s’agisse de la sélection des lieux des compétitions, des prévarications des deniers publics, des violences dans les stades, d’arbitrages truqués, de fausses comptabilités, des rémunérations des joueurs ou du dopage. L’Observatoire de la Finance, une fondation basée à Genève, a mené l’enquête afin de déterminer quel est le poids de la finance sur ces dérives qui ont frappé le sport. Les résultats sont publiés dans le dernier numéro de la revue Finance & the Common Good / Bien Commun.
Aujourd’hui, la justification du sport est utilitaire : les sportifs cherchent certes à gravir les marches des podiums, mais seulement pour mieux enjamber les marches du « star-system », faites de liasses de billets. Les villes accueillent les grandes compétitions par calcul, non pas pour elles-mêmes mais pour l’impact (mot magique) qu’elles vont générer. C’est aussi par calcul que les sponsors se pressent aux rendez-vous. En devenant partenaires financiers, ces entreprises et leurs marques gagnent en notoriété et y trouvent un moyen rêvé pour toucher par des messages subliminaux des millions ou milliards de personnes.
Il n’est pas étonnant dès lors que tous les moyens sont bons pour atteindre la performance : pour certains c’est le dopage, pour d’autres des faux dans les titres, pour les troisièmes des attributions biaisées, etc. Dans ce contexte, l’argent est le seul agent véritablement dopant.
Les contributions à cette revue rendent compte de la complexité de la situation et de l’importance des enjeux. Le sport-spectacle est devenu un secteur économique à part entière avec ces « business models », ses méthodes et ses contraintes. Le souci du spectacle global, avec les milliards en attente de rendement qu’il mobilise, fait tourner les têtes.
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